Sortie d’un album,’Blossom‘ le 26 janvier 2026

Lionel Suarez : Accordéon
Airelle Besson : Trompette

Trompette et accordéon en duo, une évidence si vous avez eu la chance d’entendre leurs volutes emplir une nef de cathédrale, comme à Coutances, ou chuchoter dans un cadre plus intimiste. Entre la trompette d’Airelle Besson et les anches de Lionel Suarez, la musique se déploie avec le naturel d’un battement d’ailes. Oubliez qui accompagne qui, ils cheminent d’un seul élan. Parfois à mi-voix, en confidence ; souvent au plus près de la mélodie, d’un lyrisme délicatement formulé ; toujours en osmose, pour s’appuyer et se prolonger l’un l’autre. Le plus fort est que quand l’un s’efface, l’autre s’insinue dans l’espace plus qu’il ne l’envahit, esquisse une attente, souligne ce qui relie des points de suspension.

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Il faut beaucoup de sagesse, d’humilité et de maitrise pour dialoguer ainsi sans renoncer aux dynamiques, aux contrastes, aux variations rythmiques. Et jouer autant avec ses oreilles qu’avec ses doigts. 20 ans qu’ils se sont rencontrés : en 2006, d’abord, sur La Tectonique des nuages, imaginée par Laurent Cugny, puis plus durablement au sein du Quarteto Gardel (avec Vincent Ségal et Minino Garay) à partir de 2009. L’expérience du duo fut inaugurée en 2016 lors de la résidence d’Airelle à Jazz sous les Pommiers. C’est donc en pleine maturité, forts de dix ans d’échanges nourris, de répertoire affiné, qu’ils décident de rentrer en
studio.
Rien n’était pourtant écrit d’avance.
Lionel Suarez, passé par la chanson, le théâtre et le cinéma, marqué par des rencontres déterminantes avec Claude Nougaro et Jean Rochefort, a croisé tant d’artistes qu’on pourrait en faire un inventaire à la Prévert, toutes et tous ayant trouvé en lui un partenaire idéal. Mais dans cette trajectoire riche de mille traversées, un chemin ne s’est jamais interrompu, celui du jazz. Dans sa proximité avec Sylvain Luc, les scènes partagées avec Richard Bona, Didier Lockwood, l’ONJ et tant d’autres, il s’y jette à soufflets perdus. La rencontre avec André Minvielle viendra cristalliser tout cela, entre virtuosité et poésie.
Pour Airelle Besson, il fallait s’affranchir des duos historiques trompette-piano (Louis Armstrong & Earl Hines, Clark Terry & Oscar Peterson, Chet Baker & Paul Bley), prendre appui sur son duo avec le guitariste Nelson Veras (« Prélude », 2014) et prolonger sa connivence avec l’orgue de Rhoda Scott, pour se laisser griser par le souffle de l’accordéon.
Ils se sont partagé le répertoire, peaufiné au fil des ans, et ont tenu à ouvrir l’album par le premier morceau qu’ils aient joué ensemble, « Blossom », une brise printanière, une floraison spontanée. Également composés par Airelle,
« Kyoto dans la brume », fruit d’un séjour de la trompettiste dans la ville impériale, une ode à la douceur de vivre, et « La Course », issu de la partition musicale de trois courts-métrages burlesques de Fatty Arbuckle avec Buster
Keaton, ciné-concert toujours en tournée. De son côté, Lionel Suarez avait composé « Sans laisser d’adresse » pour la pièce de théâtre « Ici Nougaro », avec Grégory Montel et « Le jour J à l’heure H « pour un film de Jean-Henri Meunier.
« Les Tuiles bleues » est un clin d’œil à son ami disparu Régis Gizavo, l’accordéoniste et chanteur malgache. Et trois pièces sont nées en studio, en fin de séance. Deux impromptus qu’ils ont co-signés, « Lontano » et « Résonances », comme tombés du ciel. Et « De passage », un solo de trompette qui servira d’intro, puisqu’il finit miraculeusement sur la première note des « Tuiles
Bleues »…
Quant aux trois reprises, elles en disent beaucoup sur les inspirations des deux amis : « Answer Me » a été enregistré à deux reprises par Keith Jarrett lors de son ultime tournée européenne de 2016. « Ida Lupino » s’est imposé tout en douceur. Un thème qu’ils affectionnent tous les deux. Ils en ont imaginé la relecture comme un triple salut : à Carla Bley, avec qui Airelle a eu la chance de jouer au sein du Libération Music Orchestra, à Michel Portal et sa relecture magistrale sur « Dockings » et à l’audace d’Ida Lupino, silhouette libre et inspirante. Avec « Au Lait », un jeu de miroirs s’installe : imaginant que Metheny/Mays s’étaient inspirés du binôme Fellini–Rota, le couple trompette–accordéon en ravive toutes les couleurs de Cinecittà.
Blossom, comme au premier jour.
Alex Dutilh


Sebastian Sternal : Piano, Fender Rhodes
Jonas Burgwinkel : Batterie
Airelle Besson : Trompette

Album ‘SURPRISE! sorti le 8 NOVEMBRE 24 !

Le jazz ou l’art du contre-pied… Tout sauf les pantoufles. En s’associant au pianiste Sebastian Sternal et au batteur Jonas Burgwinkel, deux brillants musiciens de la prolifique scène de Cologne, Airelle Besson joue d’un étonnant décalage. Un trio insolite, sans contrebasse, joyeusement ancré, un recueil de miniatures. Formes brèves, esprit ludique, dix compositions pour gambader, l’investissement commun est maximum. Cela s’entend entre les notes, dans leur écoute respective, leur jubilation à reprendre au bond la phrase, la note ou le silence.Né au fil des rencontres d’Airelle sur la scène européenne, le trio vit le jour il y a 10 ans avec cette exclamation du pianiste en ouverture du premier concert : « Let’s surprise ourselves ! ». En trio ou avec la chansigneuse Clémence Collin, l’art de la surprise est devenu leur signature.

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Jazz or the art of counterplay… anything but cosy complacency.

By joining forces with two brilliant musicians from the prolific music scene in Cologne : pianist Sebastian Sternal and drummer Jonas Burgwinkel, Airelle Besson puts in motion an astonishing juxtaposition. An offbeat trio, with no double bass, joyfully deep-rooted, a collection of miniatures. Short pieces, a playful energy, ten compositions explored with agility, the shared commitment is at its pinnacle. You can hear it between the notes, in the way they listen to each other, their jubilation in leaping to respond to a phrase, a note or a silence.
Born of Airelle’s encounters on the European scene, the trio was formed 10 years ago when the pianist exclaimed at the opening of their first concert: « Let’s surprise ourselves! ».
The art of the surprise has become their signature.

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Concert pédagogique commenté sur la vie de Miles. (Jeune public / tout public)

Benjamin Moussay : Claviers, piano
Airelle Besson : Trompette

« Pourquoi jouer tant de notes alors qu’il suffit de jouer les plus belles »
Star mondiale et génie visionnaire, Miles Davis restera l’un des plus grands musiciens de tous les temps.
Airelle Besson et Benjamin Moussay nous invitent à découvrir le parcours de ce musicien atypique qui a laissé son empreinte indélébile sur le Jazz.

Lynn Cassiers : Voix
Benjamin Moussay : Piano, Fender Rhodes, bass synth
Fabrice Moreau : Batterie
Airelle Besson : Trompette, composition

En 2015, nous découvrions avec l’album Radio One, le quartet réuni par Airelle Besson. L’accueil de la presse et du public est unanime. L’alchimie et la complicité entre ces 4 musiciens explosent sur scène. L’idée d’un second album devient une évidence. Le nouvel opus se devait d’être un prolongement naturel du premier avec la même démarche de recherche et de quête de son. La création collégiale initialement prévue par Airelle Besson, a cependant dû, comme bien des choses en 2020, se réinventer. Et c’est finalement d’une poignée de journées de répétitions suivie de l’enregistrement au studio La Buissonne en août 2020 que TRY ! est né.

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Le résultat est à l’image du processus : ouvert, spontané, intensément présent. Là où Radio One était écrit et structuré, TRY! offre une forme moins bordée, plus souple et mouvante. Le son du quartet en sort renforcé, dès les premières notes, la signature de groupe est évidente, son identité affirmée. Le plaisir des musiciens est palpable, il nous emporte. Après plus de cinq ans de concerts, chacun a trouvé sa place, s’écoute, se tait pour mieux s’accorder et se retrouver. Benjamin Moussay donne le ton, atmosphérique et vaporeux. Puissante et entière, la voix d’Isabel Sörling rejoint la douceur du jeu d’Airelle Besson dans un pas de deux à la sensibilité à fleur de peau. D’une délicatesse absolue, Fabrice Moreau magnifie l’ensemble.
Avec ces 11 titres, TRY ! dessine des volutes entre ombre et lumière, chaud et froid, invite à un voyage aérien et sensuel.
Organique et vivant, cet album envoûtant vous accompagnera longtemps.
L’album « TRY ! » est sorti le 5 Février 2021 en France.


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In 2015, we discovered the stunning album Radio One: the quartet brought together by Airelle Besson was in the same year awarded “Revelation of the Year” by the Victoires du Jazz ! Press and public reaction was unanimous. The alchemy and complicity between these 4 musicians ignite and take off on stage. The idea of a second album became self-evident.
The new opus is a natural continuation of the first with the same approach of research and a quest for sound. However, the collective creation initially planned by Airelle, like many things in 2020, had to be reinvented. So, after only a few days rehearsing, followed by the recording at La Buissonne studio in August 2020, the album ‘TRY !’ was born !
The result is a reflection of the process: open, spontaneous, intensely present. Where Radio One was written and structured, ‘TRY!’ offers a form where boundaries are more flexible and mobile : it goes straight to your soul.
The quartet’s sound is strengthened, the very first notes clearly bearing the group’s hallmark and asserting its identity.
The musicians’ pleasure is palpable and we are transported by it.
After over five years of playing concerts, everyone has found their place, listens to each other, remains silent to be more in tune with the music and feel the best moment to play again.
Benjamin Moussay sets the tone, atmospheric and vaporous. With power and integrity, Isabel Sörling’s voice blends with the mellow tone of Airelle Besson ‘s trumpet playing like a highly sensitive dance . With wonderful finesse, Fabrice Moreau magnifies the whole ensemble.
The 11 tracks of ‘TRY!’ unfurl, undulating between shadow and light, heat and cold, inviting one to embark on an aerial, sensual journey. Organic and alive, this enchanting album will travel with you for a long time.
The album « TRY ! » was released in February 5th  2021 in France.


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Ciné-concert ‘Fatty se déchaîne’

Un jazz vitaminé pour ré-habiller les burlesques du cinéma muet américain. (Jeune public / tout public)

Airelle Besson : Trompette, composition
Lionel Suarez : Accordéon
DJ Supa-Jay : platines
Josselin Quentin : Balafon, chromatique, vibraphone, batterie, percussions

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Fatty se déchaîne est une série de trois courts-métrages burlesques, réalisés en 1917 par Roscoe « Fatty » Arbuckle, l’un des acteurs-réalisateurs du cinéma muet américain les plus populaires de son époque. C’est dans son film Fatty garçon boucher que l’on verra apparaître Buster Keaton pour la première fois à l’écran. Ce sont ces images comiques, en noir et blanc, que la trompettiste Airelle Besson  accompagne d’un jazz acoustique pimenté d’électro. Elle est entourée pour l’occasion d’un nouveau quartet, où percussions, batterie, accordéon, vibraphone et platines se joindront à la trompette.
Les trois courts-métrages s’intitulent Butcherboy (Fatty garçon boucher), Love (Fatty amoureux), et  Goodnight Nurse (Fatty à la clinique)

Ciné-concert ‘Loulou’

Airelle Besson : Trompette, composition
Benjamin Moussay : Piano

La musique de Loulou composée par Airelle Besson et Yonnel Diaz pour orchestre symphonique est une commande de l’Orchestre national de Lyon et du Grand Lyon film Festival en 2012. Elle est ici réduite pour des représentations en duo avec Airelle Besson (trompette) et Benjamin Moussay (piano) pour permettre au plus grand nombre de lieux, principalement des cinémas en régions, d’y accéder.

Note d'intention

Loulou est une œuvre majeure de Pabst. Elle a révélé Louise Brooks qui deviendra, grâce à ce film, une icône du cinéma muet. Notre démarche pour ce film mythique a été d’éviter une simple illustration musicale afin d’épouser le point de vue subjectif de Loulou. Ainsi, nous avons souhaité rester au plus près de ses émotions, n’hésitant pas à ménager des plages de silence là où la force des images doit l’emporter. Sur d’autres séquences, un simple fil musical s’est imposé lorsque Loulou se retrouve seule dans un tumulte qui lui échappe comme par exemple lors de son procès, pour d’autres encore, une emphase l’emporte en tensions lorsque la joie ou l’inquiétude la submerge. Par cette démarche, les spectateurs ressentent une adéquation entre le récit, l’image et la musique, cette dernière apportant des émotions sans jamais vampiriser les deux premières.